Ci-dessous : photos du Domaine des Massols dans les années 1940-50, fournies par M. DEL VECCHIO SANTINI dont la famille a vécu au Hameau des Massols de 1941 à 1992 et que nous remercions ici. 

Pour tout savoir sur le village de Marsa, nous vous invitons à consulter le site Internet d'un villageois passionné : http://marsa.aude.free.fr/

Un extrait du site Internet, évoquant l'Histoire des Hameaux de Taffine et Massols, d'après Jean Pouytes et Christian Raynaud :

Sur l'éperon rocheux qui domine le Rebenty sur sa rive droite entre Marsa et Joucou, subsistent quelques vestiges d'un ancien château appelé dans les anciens textes Castelpor. Il ne subsiste que quelques restes de la chemise et les traces possibles d'un donjon carré. Il figure pour la première fois dans un diplôme de Charles le Simple de l'année 907 en faveur de l'abbaye de Joucou. Castelpor (Castrum Portis) paraît avoir la même origine que les châteaux voisins d'Able, d' Aniort, implantés sur le chemin reliant les Fenouillèdes (pays du foin) au Pays de Sault (Pays des sapins).
Durant tout le Moyen-âge, la destinée de Castelpor semble liee à la famille de Niort puis, après la croisade anti-albigeoise, à ses héritiers qui, trouvant le nom d' Aniort trop lourd à porter, adoptèrent le patronyme de « Castelpor », moins chargé de passé hérétique.
Au XIème siècle, le Pays de Sault appartenait aux comtes de Fenouillèdes. Ils firent hommage à Bernard de Besalu du château de Castelpor, de ses fortifications et de ses dépendances. En 1152, Ie Pays de Sault fut annexe au comte du Razès. Bernard et Guillaume Aniort «reconnurent le droit» à Raymond Trencavel nouveau seigneur.
Après la croisade des Albigeois, la famille fut dépouillée de tous ses biens et Jéraud d' Aniort, agissant au nom de tous les siens, abandonna aux officiers du Roy le château du Castelpor en 1240. En 1260, ce château était sous la garde de trois sergents ou hommes d'armes et d'un châtelain, Bernard de Erali, qui recevait un traitement de cinq sous par jour.
Cependant, précise Christian Raynaud, il faut attendre la fin du XIIIème siècle pour avoir la preuve de l'existence, à Castelpor, d'une petite agglomération accolée à la forteresse pour former un « castrum ». Cette localité n'allait pas vivre plus de deux siècles: Au cours du dernier quart du XIVème siècle, elle succombe dans des circonstances inconnues et connaît le même sort que le château, dépossédé de son intérêt stratégique et peut-être démantelé depuis le milieu du XIIIème siècle.
Après la chute de Trencavel, Castelpor fut certainement attribué à quelque chevalier croisé, pense J. Pouytes, mais on ignore comment ce domaine échut à la famille de Plagne venue en Lauraguais avec Simon de Montfort.
Au cours du XIVème siècle Castelpor résista aux attaques espagnoles mais pas à celle de la deuxième invasion: Il fut détruit en 1496 lors des luttes entre Charles VIII et Ferdinand le Catholique, roi d' Aragon.
En 1399, Jean de Castelpor dénombre la seigneurie de Cazaret (communauté localisée sur la rive gauche du Rébenty) et de Chalabrette (qui ne sont peut-être qu'un seul et même village).
En 1539, l'écuyer Sicard de Plaigne devint seigneur de Marsa et Quirbajou, baron de Castelpor. Par acte notarié en date du 14 novembre 1558, les consuls et habitants de Marsa et ceux de Quirbajou agissant pour eux-mêmes et pour les habitants de Chalabrette et de Castelpor renouvellent leur serment de fidélité a leur seigneur. Comme leurs privilèges et facultés n'avaient jamais été arrêtés par écrit et qu’ils pouvaient se perdre par "vice du temps" les parties passèrent à Marsa devant Philippe Colaire, notaire à Béziers, un acte reconnaissant ces privilèges et facultés. Entre autres dispositions le seigneur reconnaissait à ses vassaux la faculté d'ouvrir et de travailler les terres fermes et incultes avec défense de défricher et de brûler les terrains boisés sans sa licence et à charge de payer l'agrier (droit seigneurial qui consistait a prélever une partie de la récolte sur un domaine concédé à un tenancier).
A la mort de Sicard de Plagne, en mars 1592, serment de fidélité fut prêté à son fils Barthelemy qui confirma les privilèges par acte notarié passé devant Arnaud de Campinas en présence des consuls de Marsa, de Quirbajou et de Jean Briant, bailli de la baronnie de Castelpor. Ce qui laisse penser qu'à cette époque, le château de Castelpor n'était plus en mesure de défendre le domaine. De plus furent prises de nombreuses et précises dispositions concernant la glandée. Cette transaction prouve combien la population se livrait à l'élevage des bestiaux et principalement à la vente du porc salé et des jambons. Cependant, la famille de Plagne s'éteignit à son tour. Anne de Plagne, petite fille de Barthélemy, avait épousé Guy du Faur de Custos, chevalier Comte de Pibrac, la famille toulousaine illustre dans la magistrature. Sous ces nouveaux seigneurs, des contestations soulevées au sujet des privilèges concédés furent vidées par un arrêt du parlement de Toulouse (18 mai 1673). Un nouvel accord intervint le 20 avril de l'année suivante. Le nouveau seigneur devait nourrir les habitants requis aux corvées, à moins qu'il ne préférât exiger d'eux : « un sou par journée d'homme, trois sous par tête chevaline et quatre pour une paire de bœufs ou de vaches ». D'autres dispositions concernaient le droit du sang qui ne pouvait être réclamé que sur la relation de deux témoins , l'entretien du moulin banal et les autorisations pour les défrichements. La famille de Pibrac s'est maintenue dans la possession de ce domaine jusqu'à la Révolution. Gabrielle Anne de Pibrac Marsa étant décédée sans avoir disposé de ses biens, ses nombreux héritiers vendirent Marsa et Quirbajou à Xavier Rodillet qui lui même revendit au sieur Casteilla.
Avec les décrets de décembre 1789, le domaine fut partagé. Marsa et Quirbajou prirent le statut de commune avec les limites actuelles et devinrent propriétaires de tous les vacants boisés ou non boisés qui devaient leur procurer de précieuses ressources. Après de longs procès avec les anciens propriétaires, les deux communes ont maintenu dans l'usage de prendre du bois pour bâtir dans les forêts privées notamment dans celle de Camelie. La résurrection fracassante de Castelpor au XVIIème siècle en tant que seigneurie correspond à la reconquête agricole des temps modernes menée a partir des hameaux dispersés qui caractériseront jusqu'au début du XXème siècle le paysage humain du bassin de Marsa.

Au coeur d'une immense forêt, perché sur un nid d'aigle, le Domaine des Massols est un havre de paix.
Tombés amoureux de cette ancienne métairie en 2006, nous avons souhaité y construire une vie paisible et authentique.
Les principaux travaux de réhabilitation des bâtiments s'achèvent en 2014 et nous sommes heureux de pouvoir vous accueillir au Domaine.

En ruine, l'ancienne métairie attendait une nouvelle vie. Après six ans de détermination et de labeur, notre habitation, l'atelier de transformation, les quatre chambres et la table d'hôtes sont enfin achevés.

Un petit aperçu des travaux :